Artiste français né en 1994, basé à Grenoble.

Mon parcours artistique a commencé dès l'enfance, avec un intérêt très prononcé pour le dessin. Cette pratique m'amènera à développer mon savoir faire technique, et à m'intéresser à d'autres formes d'art. Aujourd'hui encore, je considère le dessin comme une composante essentielle de mon travail, et les carnets de croquis s'entassent dans mon atelier. 

C'est à l'adolescence que ma vision s'élargit, avec la découverte du graffiti, et de la photographie.

Les graffitis et le street art que j'observe dans l'environnement urbain, vont façonner mon goût pour l'abstraction. Les possibilités infinies de représenter de simples lettres me fascinent, et mon œil s'aiguise à l'harmonie des couleurs, aux textures, et à l'aspect graphique de cette forme de peinture appliquée à l'aérosol. À cette époque, le street art commence à se diffuser, et je suis impressionné par les fresques monumentales réalisées par certains maîtres du domaine. 

En parallèle, la photographie m'incite à observer avec plus d'attention, et à capturer les subtilités de la lumière. Que ce soit pour des portraits classiques, ou des pratiques plus expérimentales comme le light painting, mon appareil photo, payé avec mon tout premier salaire d'un job d'été, me suit presque partout... Je continue à m'exercer, sans me douter que je finirai par me pencher sur la photographie argentique, et les procédés alternatifs, quasiment disparus aujourd'hui.

Un peu plus tard, à l'Université, ma curiosité naturelle et le développement des nouvelles technologies, vont me diriger vers l'art numérique. C'est en faisant mes premiers pas sur un logiciel de 3D, que je commence à comprendre comment sont créé les effets spéciaux, les jeux vidéos, ou encore les films d'animation.

En vue d'exercer un métier artistique dans cette industrie, je m'inscris par la suite à l'école Brassart (anciennement Aries), dont je sors diplômé en 2017. Ces années d'études me permettent non seulement de perfectionner mes techniques de dessin, mais aussi de développer de nouvelles compétences grâce aux outils numériques 2D et 3D. C'est grâce à des professeurs inspirants, qui m'encouragent, que ma motivation et mon désir de progresser se confirment.

Je m'exerce également à la sculpture pendant mon cursus, numérique comme traditionnelle, et m'y intéresse avec passion. Je me rends compte que le modelage améliore aussi mon dessin.

C'est notamment à cette période que je me penche plus en détail sur l'histoire de l'art. Certains grands maîtres des siècles précédents garderont une influence sur moi, comme Caravage, Ilya Répine, Rembrandt, ou Ivan Kramskoï.

Mais j'ai cependant un attrait particulier pour des artistes en lien avec l'impressionnisme... Monet pour ses atmosphères et ses touches innombrables, Toulouse-Lautrec pour ses compositions audacieuses, Klimt, Rodin ou Schiele pour leur sensibilités et leurs styles si particuliers.

Je me remémore cette sensation indescriptible, lorsqu'à 14 ans, je me suis retrouvé face à Guernica, lors d'un voyage scolaire en Espagne. Un tableau qui me marquera.

À peu près au même moment, je commence à découvrir des artistes contemporains dont le style et la manière de peindre me captivent. Face aux dérives du monde de l'art, qui semble ne plus valoriser la technique, et aux académiciens qui prônent un retour en arrière, ces artistes mélangent l'abstraction et le réalisme avec génie, et leurs œuvres me touchent en plein cœur. Jeremy Mann aura une influence particulière sur moi. Je pourrais également mentionner Tibor Nagy, Eliza Ivanova, Alex Kanevsky, Denis Sarazhin... Et la liste est encore très longue.

Je retrouve ce qui me fascinait plus jeune dans les lettrages abstraits du graffiti, et ce que j'admire profondément chez les vieux maîtres de la peinture classique.

Diplôme en poche, je décroche mon premier emploi et pars m'installer à Montréal, pour travailler comme artiste 3D dans l'un des plus prestigieux studios d'effets spéciaux.

Je vais alors travailler sur des films à gros budget, tels que des productions  Disney ou Marvel. Mais après quelques mois, je me rends compte que ce métier et cette industrie ne me correspondent pas... Les journées me paraissent longues, ennuyeuses, et je n'ai que peu de temps libre à dédier à la peinture. Néanmoins, je continue à beaucoup dessiner, en particulier lors d'ateliers de modèle vivant.

Moins de 2 ans après le début de mon contrat, je rentre en France fin 2019. Déçu par cette expérience dans l'industrie créative.

Finalement, je fais le choix de me consacrer entièrement à l'art. En mettant la priorité sur mes propres œuvres, et non sur les besoins des clients ou des employeurs.

On m'offre un peu après, en 2021, l'opportunité d'enseigner. Non seulement cette expérience me plaît beaucoup, et me fait partager ma passion et mes connaissances, mais elle me permet aussi de subvenir à mes besoins, sans les contraintes d'un emploi à temps plein.

Mes premières expositions et ventes d'œuvres ont lieu quelques temps plus tard. Les nombreuses sources d'inspiration que j'affectionne, ainsi que ma curiosité sans limite, me poussent à expérimenter sans cesse, et à développer un style en constante évolution.